MON VOYAGE AU PORTUGAL (Suite et Fin)

Cette deuxième partie du voyage comportera moins de route, un peu moins de kilomètres et plus de visites touristiques, si possible.

Vendredi 13 sept : Etape 10 – de Paços de Ferreira à Porto 70 kms/D+ 750 m
Ce matin, direction Porto en passant par la vallée du Douro pour arriver à mon hébergement à Porto. Il y a beaucoup de cyclistes et nombreux me saluent avec un pouce levé.
Ce matin, j’ai le temps, au petit déjeuner, je discute avec Maria puis la remercie encore pour son accueil chaleureux avant de partir peu après 9h. Je me sens propre, mes habits lavés, merci encore Maria.
Il fait beau avec un peu de vent mais plutôt favorable. Au bout de 30 kms, j’arrive sur les bords du Douro.

La route est quasi plate pour arriver à mon hébergement où il faut quand même remonter pour être à hauteur du stade Dragao, le stade du FC Porto, à proximité. Je dois attendre 15h pour y rentrer. Sur le site, un message me donne un code pour rentrer puis je suis accueilli par Mario, le propriétaire, je suppose, qui me montre les lieux.
Du coup, installé tôt, je ressors après une douche avec le vélo pour voir le stade et retourner jusqu’au centre.

Je continue ma visite par  l’église Igreja de Santo António das Antas, puis le mémorial Francisco Sá Carneiro, ancien premier ministre mort dans ses fonctions dans un accident d’avion en 1980, la salle de concert Casa da Musica.

Je passe devant les jardins du Palais de Cristal avec la Super Bock Arena où se déroule le Thinking Football Summit de la Liga Portugal dont c’est la troisième édition, avec Deco, directeur sportif du FC Barcelone, Sol Campbell, légende de la Premier League, et Ricardo Quaresma, ancien international portugais, parmi les intervenants invités à l’événement qui se déroule jusqu’à demain.

L’ancienne prison où est installé le Centre portugais de photographie depuis 1997

La Torre dos Clérigos, haute de 70 mètres

L’église des Carmélites (Igreja de Carmo) construite juste à côté de l’Igreja dos Carmelitas Descalços

le monument aux morts de la première guerre mondiale

l’hôtel de ville de Porto

Samedi 14 sept : à Porto
La visite commence tôt après le petit déjeuner inclus dans l’hébergement, café et pain de mie grillé, beurre, confiture . Je décide d’aller à pied et suit l’itinéraire sur le téléphone, car tout ce qu’il y a à voir est assez concentré, dans le centre historique.

Street Art

La Capela das Almas et ses azulejos

Le Marché de Bolhao

Une fabrique de Pastéis de Nata

De belles devantures, le célèbre café Majestic

L’Igreja Paroquial de Santo Ildefonso

La Gare de Sao Bento, décoré de plus de 20 000 azulejos avec lesquels le peintre Jorge Colaço raconte l’histoire de la ville de Porto

La cathédrale (Sé)

Le palais de la Bolsa

Je repasse dans le quartier de Ribeira avec le pont Dom Luis,

et en face Vila de Nova Gaia

Je vois à peu près tout et vers midi je remonte les 4 kms qui me séparent de l’hébergement.


Je m’arrête chez un marchand de fruits et légumes pour pouvoir me faire à manger, complété de poulet et de yaourts dans un autre commerce. Finalement, j’aurai mon repas chaud midi et soir et pour me faire une salade le lendemain.
Je me repose, ressors pour aller au centre commercial à côté du stade, mange une glace, puis c’est l’heure du dîner, je prends ma douche et me couche tôt, 200 bornes prévues demain.

Dimanche 15 sept : Etape 11 – de Porto à Marinha Grande 204 kms/D+ 1020 m
Dans la cuisine, je prends le café en compagnie d’un couple qui participe au marathon de Porto (il s’agit en fait d’un semi-marathon où plus de 10.000 coureurs participeront). Nous nous félicitons mutuellement et nous souhaitons bon courage.
Le départ est frisquet, je supporte le coupe-vent jusqu’à 10h.

Je passe à côté de la Capela do Senhor da Pedra


Je rencontre des cyclistes portugais qui font leur sortie club, ils me saluent, c’est sympa. Je roule un moment avec eux. Au bout de quelques kilomètres, nos routes se séparent.

C’est plat aujourd’hui mais en approchant d’Aveiro, ca sent la fumée et il y a une légère brume provoquée certainement par des brûlages, avec aussi une industrie pétrochimique bien présente.
Aveiro est la Venise du Portugal. Avec les canaux, les bateaux (appelés moliceiros) ne s’arrêtent pas de circuler. C’est normal, c’est dimanche, il y a beaucoup de monde.


Plusieurs ponts permettent de traverser les canaux. Ils sont recouverts de rubans qui symbolisent l’amitié.

Ces rubans colorés sont déposés par des amoureux ou des amis qui n’oublient pas d’inscrire leurs noms sur le ruban.

Je m’arrête sur la place Général Humberto Delgado, bordée des canaux et profite du spectacle, tout en mangeant sur un banc.


Je continue ensuite ma route, toute en piste cyclable, je pense que je suis sur la piste qui relie Estarreja à la plage de Mira et passe par la ville de Costa Nova qui, en plus de sa magnifique plage de sable fin, est très connue pour ses belles maisons de pêcheurs peintes avec des rayures verticales et horizontales de couleurs différentes, ce qui apporte un charme particulier à cet endroit.


Un peu plus loin, je passe par Praia de Mira, où on fête les 25 ans de je ne sais quoi. Il y a des tables pour manger, des expositions et un peu plus loin, une statue vivante avec un gars déguisé en charlot avec un vélo à côté. Je m’arrête, il ne bouge pas, je lui adresse la parole, toujours pas, et au bout d’un moment, il me parle, me dit que la piste cyclable va jusqu’à Figueira da Foz, enfin, c’est ce que je comprends.

L’étape est longue, et on ne voit pas beaucoup la mer.

La route où je dois rejoindre une piste cyclable finale (Ciclovia da Estrada Atlantica) qui est exemplaire selon les commentaires, m’emmène au bout de 2 kms sur une route complètement défoncée, où alternent des passages de sable, des trous énormes, des cailloux.

Je crève inévitablement à l’arrière, ça, c’est fait, depuis le début, j’étais obligé de regonfler tous les jours ce pneu, la chambre à air devait déjà avoir des faiblesses. Obligé de tout décharger ma sacoche de selle, car chambres à air et démonte-pneus sont tout au fond. Je répare, je reste calme, car l’heure avance, je regonfle, remets tout en place puis continue en faisant plus attention, en m’arrêtant pour sauter les obstacles. Je ne suis pas encore arrivé… Je serre les fesses car ça ne s’améliore pas et il ne me reste plus qu’une chambre à air cette fois.
Miraculeusement au bout de quelques kilomètres, la route redevient normale et la piste cyclable réapparaît. L’endroit très isolé, finit par faire apparaître des panneaux avec des directions, je retrouve des villages et la piste cyclable, où je rattrape un peu de mon retard en roulant à vive allure.

J’arrive tard et m’arrête pile sur le spot vu sur google maps. Je me mets à l’écart de la route, il fait bientôt nuit, je me dépêche de m’installer.

Lundi 16 sept : Etape 12 – de Marinha Grande à Ericeira 151 kms/D+ 1795 m
Je pars tard, il a fait frais la nuit. L’océan apporte de la fraîcheur le matin.


Je ne suis pas loin du phare Penedo da Saudade à côté du village de São Pedro de Moel.

Rien d’ouvert jusqu’à Nazaré, il est trop tard pour le café. Nazaré est connu pour ses vagues géantes, connues et pratiquées par les plus grands surfeurs du monde entier. Mais aujourd’hui, c’est le calme plat, pas une petite vague.

Je ne vais donc pas sur le spot pour voir les vagues, j’achète quelque chose dans un commerce indien, il n’y a pas grand chose… C’est plutôt en hiver qu’on a des chances de voir de grandes vagues  :

Je me contente de voir la plage en contrebas

Petite chapelle pour que les voyageurs demandent protection à Notre-Dame du Bon Voyage.

Je poursuis la route en passant par São Martinho do Porto, avec sa plage qui est sans aucun doute la principale attraction de cette ville. Ici, les familles peuvent profiter des eaux calmes de l’océan Atlantique grâce à l’agencement de ce site en forme de coquille presque fermé, un site unique au Portugal et en Europe.


Ensuite, je passe par la ville médiévale d’Obidos, connue pour son château, devenu un hôtel.


Il y a des travaux à l’entrée de la ville, je n’ai plus d’eau alors je m’arrête dans un petit bar et remarque que des gens y mangent. Je prends un plat et un café qui me coûteront 3,75 € (75 cts le café).

Je remonte la route à hauteur du château, et au rond-point, il y a une photo des cyclistes Agostinho et Almeida, 2 époques.


Je redescends mais la route est barrée par des travaux, alors je remonte et trouve la déviation.
25 kms plus loin, j’arrive à Peniche, considérée comme la ville la plus à l’ouest du continent européen. Je m’arrête à un magasin Intermarché, j’ai très soif.
Puis je me dirige vers l’ilot de Papoa, mais c’est plutôt une petite péninsule. Pour aller sur ce morceau de roche, il faut passer par une passerelle et un sentier, je reste à distance et au loin, on peut apercevoir les îles Berlenguas, réserve naturelle.


Je repars en direction d’Ericeira, il y a un beau promontoire (après une descente abrupte et une montée non moins raide aussitôt après) où on peut apercevoir la plage en contrebas, avec une statue d’un surfeur.

Je compte aller au camping mais je ne vois pas d’entrée, grille fermée et sanitaires paraissant abandonnées, ou alors l’entrée est ailleurs, pourtant je vois quelques tentes et camping-car.
Je tente ma chance en poursuivant la route, qui est une voie rapide, et le panneau Intermarché m’attire, je vais me chercher à manger, c’est toujours ça. Et puis, en ressortant, je vois un parking pour camping-car, avec quelques véhicules. Il y a des tables et bancs aménagés, alors je mange là puis m’installe à côté d’un des 5-6 camping-car qu’il y a. Mis à part l’éclairage public allumé toute la nuit, je dors bien.

Mardi 17 sept : Etape 13 – de Ericeira à Lisbonne 58 kms/D+ 1033 m
Je me lève pour être prêt à partir dès le lever du soleil.
J’ai un peu de chemin pour retrouver la trace gps mais trouve finalement le bon chemin, et je passe devant une cafeteria pour prendre un café americano et une spécialité qui est constituée de 2 palmiers avec une crème fourrée entre les 2.
Je pars sur Mafra, plutôt en faux-plat montant. J’y suis vite et devant le palais, je m’arrête prendre un espresso et profite pour aller aux toilettes.

Ensuite la route se poursuit vers Sintra. Au début, je vois une agitation touristique normale.

 

Ensuite, je suis mon itinéraire qui me fait passer par un sentier étroit entouré de murs en pierres de 800m avec par 2 fois un gros arbre au milieu qui laisse tout juste la place pour passer puis après on rejoint la route normale et c’est de nouveau des pavés.


Le 1er monument est fermé. Je continue sur le palais de la Peña, désert avec le panneau “Monument closed” aussi…


Je redescends, tout ça pour ça, je suis terriblement déçu de ne pas avoir visité ça :

En repartant, je passe devant un magasin Décathlon, j’en profite pour racheter une chambre à air.

Je m’approche de Lisbonne et passe devant le palais royal de Queluz, surnommé le Versailles du Portugal.

J’arrive à mon hébergement, à Amadora, dans la banlieue de Lisbonne, et compte peut-être manger au restaurant à côté de l’entrée de l’immeuble mais il est fermé alors je vais dans le magasin Lidl devant lequel je suis passé juste avant et m’achète à manger. En attendant 15h pour entrer dans l’appartement de l’immeuble, je mange.

Je rentre dans l’immeuble avec un code fourni dans les instructions puis prend une clé dans une boîte pour ouvrir la porte de l’appartement, mon hôte Joao me reçoit en expédiant la visite de l’appartement et en me fournissant le mot de passe du wifi, je ne le reverrai pas.

Je ressors visiter le quartier. Pas mal d’immeubles, de commerces, de la street art.


Pas envie d’aller au restaurant, alors c’est “Plateau télé” devant le téléphone où passe le JT en replay, j’apprends qu’il y a plein d’incendies autour de Porto et Aveiro, où je suis passé il y a 2 jours. Et c’est pour ces raisons de risque d’incendie, qu’à Sintra, c’était fermé.

Mercredi 18 sept : Etape 14 – à Lisbonne 43 kms/D+ 432 m
Je pars avant 8h et commence mon trajet avec une circulation dense, en alternant vélo et marche.

Le premier monument est la Torre de Belém, petite forteresse protégeant l’estuaire du Tage depuis le XVIe siècle.

A côté, il y a le musée des combattants d’outre-mer

puis le monument des Découvertes, très impressionnant

En poursuivant sur les rives du Tage, on passe devant le Musée d’art, d’architecture et de technologie (MAAT)

On voit au loin, le pont du 25 Avril

Il y a quelques statues dont une rendant hommage aux combattants du covid

puis je vais repérer les lieux à la gare maritime car demain je dois prendre le ferry. Non loin de là, je vois passer le tramway.

Je poursuis l’itinéraire entre piste cyclable, rues pavés, le plus souvent à pied. J’arrive sur la place du Commerce (Praça do Comercio)


Un peu plus loin, freiné par des feux tricolores, je m’arrête acheter quelques cadeaux à ramener.

Je vois la cathédrale

Et puis je m’y perds avec cet itinéraire pas facile à suivre, le gps n’arrête pas d’être secoué, l’écran est petit, les routes sont étroites, les rails des trams sont à éviter…

A l’entrée du Castelo de São Jorge, ça grimpe bien, je m’économise en poursuivant ailleurs

Je tombe sur la statue de Saint-Antoine

Sur la place Figueira, se trouve une statue équestre de Dom Joao I, également connu sous le nom de Jean 1er du Portugal

Sur la place Dom Pedro IV, une fontaine et une statue

Encore de la Street Art

J’ai l’impression de ne pas avoir tout vu mais en tout cas l’essentiel.
Je mange un kebab après être passé devant un petit restaurant de spécialités portugaises qui était plein, avec des places restantes réservées (dommage) puis va voir à quoi ressemble ce magasin de vélos mis en avant sur komoot. Minuscule, moche, et rideau baissé à 13h…

En me dirigeant vers le stade de la Luz, je passe devant la Praça de Touros do Campo Pequeno. Ce sont les arènes où ont lieu des corridas, mais aussi des concerts musicaux , des foires, des expositions et d’autres événements.

Puis vient le stade du Benfica.

Statue d’Eusébio

J’en ai assez vu, je vais rentrer. Douche, sieste, puis je ressors faire des courses, je mange et regarde les nouvelles.

Jeudi 19 sept : Etape 15 – de Lisbonne à Porto Covo 143 kms/D+ 1095 m
Ce matin, 2 traversées en ferry sont prévues, la première, de Lisbonne, mon itinéraire m’amène à la gare maritime que j’avais repérée hier, la deuxième de Setubal.

A Lisbonne, j’attends 10mn que le bateau arrive, départs tous les 1/4 d’h. La traversée coûte 2€.

La traversée se fait en 1/4 d’heure.

J’enchaîne avec le passage devant le Christo Rei mais les grilles n’ouvrent qu’à 10h.


Je continue sur Setubal, il y a de la circulation, le tram, des feux de circulation, les voitures roulent vite et sans respecter une distance minimum en doublant.

A Setubal, mon itinéraire m’amène là aussi au bon endroit, mais pour les piétons et cyclistes, il faut passer par un autre chemin que les voitures pour prendre son billet. J’arrive au guichet, ça coûte 5,40€.

Je rencontre un couple de jeunes francais et des allemands à vélo aussi. L’occasion d’échanger sur ce que font les uns et les autres.

On arrive de l’autre côté à Troia, mais les plages, la mer ne sont pas visibles avant d’arriver à Sines.

Comme la route est assez roulante, je m’arrête manger dans un restaurant à côté d’une station d’essence, au menu veau jardinière, ça me va, c’est très bien cuisiné, une bouteille d’eau bien fraiche avec un café. Je repars, recroise mes collègues cyclistes puis les distance de nouveau, ils roulent moins loin, avant d’arriver à Sines.
A Sines, je passe dans quelques ruelles colorées (et pavées) avant de découvrir le petit port et la plage. C’est joli.

Auparavant, j’avais fait le plein à Intermarché.
Il reste 15 kms avant la halte prévue à Porto Covo. J’attends 20 bonnes minutes, avant que 2 personnes devant moi, demandent je ne sais quoi. Je m’impatiente. Aimable comme une porte de prison, la réceptionniste me refuse l’accès au camping pour la simple raison qu’il faut au moins une tente… C’est pas grave, je vais bivouaquer. Je vais au bord de mer, mange mes victuailles sur un ponton avec tables et bancs occupés par des gens qui attendent le coucher de soleil.


Mais je préfère finalement un coin tranquille à l’abri des regards dans un lotissement en attente d’expansion, avec un éclairage public allumé toute la nuit pour rien.

Vendredi 20 sept : Etape 16 – de Porto Covo à Burgau 159 kms/D+ 1355 m
Très humide cette nuit, le ciel est noir avec un sérieux risque de pluie. Finalement, ça a tenu. Mais j’ai été obligé de m’arrêter pour faire sécher doudoune, bivy et sac de couchage après avoir pris un café et lorsque le soleil a refait son apparition.
Le vent a tourné au sud, et il y a beaucoup de faux-plat montant. Et les voitures qui ne s’écartent pas quand elles me dépassent, ça m’énerve.

Quelques plages le long de la route.

Je passe à Odeceixe, petite ville avec des moulins.

Quelques statues à des rond-points.

Arrivé enfin à Vila do Bispo, je reprends des forces en m’arrêtant dans un magasin Aldi.
C’est là que je me dirige vers Sagres pour aller à l’endroit le plus à l’ouest, au cap Sao Vicente. Des falaises abruptes, une petite plage, un vieux fort, le phare, de chouettes vues.


Je me dépêche de faire demi-tour plein est, il se fait tard et le soleil se couche de plus en plus tôt. Mais entre routes pavées et de belles montées, j’abdique dans une dernière côte, avec le panneau annonçant 16%. Je n’irai guère plus loin et comme un beau spot pour dormir s’est présenté, je me suis arrêté là, à 4 kms de ma halte prévue.

Samedi 21 sept : Etape 17 – de Burgau à Faro 111 kms/D+ 880 m
J’ai pas trop mal dormi. Pas d’humidité non plus, mais des moustiques, c’est inhabituel, je n’en avais pas eu jusque-là.
Le ciel est gris. Je commence à rouler, trouve un café qui ouvre juste à 8h.

Il y a pas mal de constructions en cours un peu partout, des programmes immobiliers.


Je passe par Portimao, avec une église, l’Igreja de Nossa Senhora da Conceicao,

puis par Lagos, où je m’arrête dans un magasin Pingo Dolce pour me ravitailler et manger sur la route.

puis les villes de Lagoa, Silves, défilent mais je ne m’y attarde pas car je veux arriver tôt à Faro

puis vient Albufeira où se trouve la plus belle plage et avec beaucoup de monde, des restos…


Avant d’arriver à Faro, je regarde le chemin pour aller au Decathlon local afin de trouver un carton pour le transport en avion de mon vélo.
Je dévie donc de ma trace, puis n’arrivant pas à rentrer l’adresse sur le gps, j’utilise google maps, qui me fait passer par des petits chemins mais finalement quand j’en repars, je m’aperçois que c’était sur ma trace sur le gps et situé à 2.5km de l’auberge de jeunesse.
Je vais à Auchan juste à côté avant pour acheter du scotch mais repars sans papier à bulles, il n’en ont pas. Je ferai sans.
A Décathlon, au rayon atelier vélo, un employé me dit qu’il peut demander à ses collègues de me réserver un carton, il y a des livraisons tous les matins et c’est ouvert le dimanche. Je croise les doigts.
J’irai à 9h à pied ramener le carton devant l’auberge pour m’en occuper lundi matin et je prendrai un taxi pour l’aéroport car c’est quand même à 8km d’ici.
Bien accueilli à l’auberge, c’est grand, propre, la chambre contient 2 lits jumeau et 1 lit simple, assez espacés. Après la douche, j’ai fait un peu de lavage que je fais sécher, puis je vais faire la visite du centre.
Je vois des azulejos, des pavés, le port, quelques restaurants, le “I love Faro”, la cathédrale et des églises, et les avions qui décollent et atterrissent sans arrêt.

 
Je m’arrête dans un 2ème magasin Auchan tout proche pour m’acheter à manger.
2.478,70 kms avec cette étape, je ne sais pas si je vais rouler demain.

Je suis toujours seul dans la chambre pour l’instant.
Mais à 23:15, arrivée de 4 personnes…

Dimanche 22 sept : Etape 18 – de Faro à Olhao 29 kms/D+ 118 m
La nuit a été courte, j’ai peu dormi avec deux ronfleurs dont un qui n’a pas arrêté…
Je me suis levé à 5h30, j’en pouvais plus. J’espère qu’ils partiront…
Bon, ils sont partis, tôt, sans me réveiller, puisque j’étais déjà debout…
Je prends le petit déjeuner, copieux et vais vite chercher le carton chez Décathlon. Je vois la même personne qu’hier, il m’apporte un carton pas haut mais très large et très étroit.
J’arrive à le poser sur une des pédales dans le sens de la hauteur et repars à pied sur l’auberge à 2,75 km d’ici, en tenant d’une main le carton et de l’autre le guidon. Non, effectivement, il me sera impossible de faire xx kms jusqu’à l’aéroport et tout mon bazar pour démonter le vélo et faire le carton lundi au dernier moment. Heureusement, c’est plat. Dans la ville, je vois ce panneau indiquant la direction de Chaves à 738,5 kms.

À l’instar de l’Argentine, avec sa Ruta 40, et des États-Unis, avec la célébrissime Route 66, le Portugal dispose de son emblématique route nationale traversant le pays, du nord au sud, en passant par le centre géodésique. La RN2 est d’abord un échec en matière d’aménagement du territoire jusqu’à ce qu’une association de communes ne soit créée pour transformer cette N2 en un objet touristique. Ses 739 kms font désormais le bonheur de bikers et routards venus du monde entier.

Après avoir déposé le carton à l’entrée de l’auberge, ce qui ne pose aucun problème au réceptionniste, je pars en ballade du côté d’Olhao. Rien de terrible, je fais l’aller-retour tranquillement.

Et retour par Auchan, pour acheter du Porto et par Décathlon pour demander à l’atelier qu’ils me desserrent les pédales, je n’ai pas l’outillage pour le faire.

Voilà la boucle est bouclée, j’ai dépassé les 2.500 kms, 2.507,55 kms précisément avec un dénivelé de 23.232 m.

L’après-midi, je me décide à tout ranger mes affaires et commencer à démonter la selle, la potence et les pédales du vélo. Tout est à peu près calé, je ne referme pas encore le carton. Ensuite je me repose, et vers 17h, je ressors m’acheter à manger, puis prends une douche et me change. Je mange tôt. Je regarde les résultats de foot et suis le match entre l’OL et l’OM.

Lundi 23 sept : à Faro – le retour
Avec ce carton attaché comme un boulet au pied, et un décollage à 18:35, c’est comme une journée de perdue.

Après une bonne nuit, seul dans la chambre, cette fois, je me lève pour prendre le petit déjeuner, bien copieux, je fais ma toilette, et mets les dernières choses dans le carton et scotche tout. Je m’aperçois que la largeur du carton fait plus de 150cm, 186 cm exactement. Je dois pouvoir le réduire si nécessaire.
Je vois avec la réception pour appeler un taxi qui puisse amener le carton. 30€ annoncés au lieu de 20€ (pour mémoire le billet d’avion était à 33€). J’ai pas le choix, il y a bien des bus ou Uber, mais avec le carton, impossible. Entre temps, je vais acheter quelque chose à manger pour midi.
Le taxi arrive, c’est un van, il m’emmène, je paie et prends un chariot. Je demande confirmation à Ryanair pour les dimensions du carton. Pas de limite de taille, juste du poids, 30kg. Je trouve une balance, verdict 22,5kg, ça va.


Il ne me reste plus qu’à manger et attendre 16:35 pour le check-in, j’ai repéré où est l’enregistrement des bagages spéciaux. En fait, l’enregistrement ouvre 10 mn avant, ce qui ne change rien à mon temps d’attente.
Heureusement, l’embarquement a lieu à l’heure, on décolle, et après un peu plus de 2h de vol, on est à Marseille.
Retour à la maison avec l’aéroport où les travaux sont terminés, et ça a un peu changé depuis mon dernier passage il y a quelques mois. Je suis au Terminal 2 alors que je pensais arriver au T1. Passage difficile avec des portes de sortie étroites et mon carton trop large, des trottoirs et des piquets, des grilles obstruant le passage… Et la L2 est fermée…

Retour sur la 1ère partie du voyage

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