LA RETRAITE C’EST BIEN !
Depuis le 21 dĂ©cembre, ma vie n’est plus la mĂȘme. J’ai du temps pour mener la vie que je veux ou presque. MĂȘme si on a encore des contraintes, qui nous empĂȘche de rĂ©aliser ce qu’on veut Ă l’heure oĂč on veut, elles ne sont pas les mĂȘmes. Le maĂźtre mot, c’est prendre son temps.
Alors, fini les alarmes pour se rĂ©veiller, de se dĂ©pĂȘcher pour faire les choses, de faire plusieurs choses en mĂȘme temps, d’ĂȘtre pressĂ©, tout ce qu’il me faut pour ne pas ĂȘtre stressĂ©, et ça, c’est bon pour ce que j’ai. J’ai supprimĂ© des dossiers sur mon ordinateur, jetĂ© des bouquins liĂ©s au travail, supprimĂ© de mes contacts les n° de tĂ©lĂ©phone de mon ex-employeur, pour me dĂ©tacher encore plus de mon ancienne vie.
Mes contraintes, c’est des sĂ©ances de kinĂ© pour mon Ă©paule, ou d’autres rdv ou dĂ©marches pour finaliser mon dossier de retraite, aller acheter quelque chose dans un magasin, bricoler Ă la maison, …
C’est juste une question d’organisation, je peux faire ce que j’ai Ă faire, plus tĂŽt ou plus tard, ou le lendemain, sans tomber dans la procrastination, partir sur mon vĂ©lo Ă 10h ou 11h ou mĂȘme Ă midi ou en dĂ©but d’aprĂšs-midi. Les jours s’allongent.
Eh oui, vous vous en doutez, mes journĂ©es sont rythmĂ©es par mes sorties de vĂ©lo. Tous les jours, en alternant les sĂ©ances courtes, spĂ©cifiques donc qualitatives, souvent basĂ©es sur l’intensitĂ©, et les sĂ©ances de rĂ©cupĂ©ration, plus ou moins courtes, et une sĂ©ance longue distance ou avec beaucoup de dĂ©nivelĂ©. Le dimanche, c’est jour de repos, je me repose complĂštement et surtout je peux ĂȘtre prĂ©sent Ă midi, prendre le temps de manger ou de prĂ©parer le repas…
Le problĂšme, en ce moment, c’est que le temps est froid, surtout le matin. J’apprĂ©cie donc ces moments oĂč je peux partir oĂč je veux et quand je veux, mais souvent seul. Comme avec le club, il n’y a pas beaucoup de participant(e)s aux sorties du week-end, que je n’organise plus puisqu’il n’y a personne, ou alors chacun sort de son cĂŽtĂ© ou encore sur son vtt, gravel ou home-trainer, ou pratiquant de la course Ă pied, du ski, de la natation… C’est pas grave, je fais avec, et m’occupe de mes entraĂźnements Ă moi.
Mais ce mercredi, certains se sont libĂ©rĂ©s de leur travail 2-3h, (chef d’entreprise, militaire, directeur d’Ă©cole, retraitĂ©), ça m’a permis de rouler avec eux. C’Ă©tait sympa et ça m’a permis de sortir de ma zone de confort et de rouler autrement, ça s’est senti Ă la fin de la sortie oĂč j’Ă©tais un peu cramĂ©. Et ça pourrait se renouveler toutes les semaines.
Pour les séances de récupération, je peux toujours aller rouler avec les anciens qui sortent toujours les mardi et vendredi.
Mes stats de 2021 :
Cette semaine, aprĂšs mes 554 kms de la semaine derniĂšre, je vais faire un peu moins, mais avec ce niveau de charge, je vais certainement rouler dans les 2000 kms par mois environ.
Toutes ces sĂ©ances sont effectuĂ©es dans le but de progresser, petit Ă petit, pour ĂȘtre Ă la hauteur de l’Ă©vĂšnement du 9 juillet. Je vois que mes indicateurs de niveau de forme montent doucement mais sĂ»rement, donc ça m’encourage Ă continuer comme ça et contribue Ă maintenir ma motivation.
J’ai hĂąte de grimper un peu plus, mais pour l’instant les cols longs et durs sont fermĂ©s ou alors il fait trop froid, et mĂȘme les petits cols autour de la maison sont difficilement praticables, comme l’autre jour dans le col de l’Espigoulier oĂč le versant sud Ă©tait sec et au soleil mais arrivĂ© en haut pour redescendre par la face nord, Ă l’ombre, ça a Ă©tĂ© glacial, avec des traces de glace et tout blanc sur les cĂŽtĂ©s de la route, j’ai descendu Ă 10 km/h et en bas, j’Ă©tais gelĂ©, j’ai Ă©tĂ© obligĂ© de m’arrĂȘter Ă l’abri du vent au soleil pour me rĂ©chauffer avant de rentrer.
L’idĂ©e, c’Ă©tait d’aller au chaud une dizaine de jours aux Canaries, Ă TĂ©nĂ©rife plus prĂ©cisĂ©ment, mais je n’ai rien planifiĂ© pour le moment. Trop compliquĂ©, trop risquĂ©, j’ai failli valider ma rĂ©servation de vol mais au vu de la situation sanitaire, oĂč la courbe des nouveaux cas de covid monte Ă la verticale, je ne l’ai pas fait. C’est prendre un gros risque si jamais je dois attraper cette saletĂ© de maladie avant de partir ou sur place. Alors je prendrai une dĂ©cision Ă la mi-fĂ©vrier, en fonction de l’Ă©volution, la courbe devrait finir par s’inverser, en espĂ©rant qu’il n’y ait pas d’ici lĂ un nouveau variant, et logiquement, la mĂ©tĂ©o devrait ĂȘtre plus chaude lĂ -bas, il a neigĂ© en haut du Teide il y a quelques jours. Si ce n’est pas possible, je ferai un sĂ©jour ailleurs, toujours oĂč il fait plus chaud, mais en restant sur le continent.